18 Février 2005
Greg Norman a récemment appelé les autorités du golf mondial à imposer des restrictions plus sévères sur les technologies employées dans la conception des balles de golf. Selon l'ancien champion, aujourd'hui agé de 50 ans, la technologie actuelle risque de rendre rapidement obsolètes certains des plus beaux parcours de golf au monde.
Greg Norman en est arrivé à cette conclusion suite à diverses expériences personnelles, dont son propre drive qui a atteint près de 300 mètres et l'a littéralement stupéfait. La distance exceptionnelle à laquelle la technologie actuelle permet de prétendre flatte certes l'ego du joueur moyen, mais provoque un véritable nivellement des performances et des capacités des joueurs professionnels.
Greg Norman est prêt à un compromis. Il ne s'agit pas de restreindre les performances de toutes les balles, mais uniquement de celles utilisées par les pros durant les compétitions. "Nous sommes les meilleurs joueurs, il n'y a qu'à nous imposer les restrictions à nous seuls".
Norman en appelle particulièrement à Tim Finchem, commissaire du circuit professionnel américain. Selon Norman, la plupart des joueurs, qu'ils soient européens, sud-africains ou asiatiques, sont passés par le circuit américain. Finchem dispose donc d'une aura particulière sur le milieu du golf professionnel à l'échelle mondiale, et c'est pourquoi il peut jouer un rôle important dans cette démarche au sujet des modèles de balles.
Il en appelle également à Finchem pour aider à promouvoir le golf non seulement aux Etats-Unis, mais également dans le reste du monde. En invitant de plus en plus de joueurs à participer à des épreuves américaines, le risque est grand de voir les autres compétitions s'appauvrir en joueurs de niveau élevé. Récemment, le No3 mondial Ernie Els a révélé qu'il subissait une pression importante de la part de Fichem pour réduire le nombre de participations aux épreuves du circuit européen et être de plus en plus présent sur le sol américain. "Nous sommes des joueurs indépendants", a rappelé Greg Norman, "nous avons le droit d'aller jouer où bon nous semble si nous jouons un minimum de compétitions aux Etats-Unis".