8 Janvier 2001
It's for the world! Fidèle à son slogan, depuis ses débuts il y a près de deux ans, le Championnat du monde de golf a tenté de réunir l'élite mondiale autour de compétitions de qualité, dotées de prix élevés par rapport à la moyenne des tournois, grâce en partculier à une politique de sponsoring agressive. Pourtant, avec la participation de 6 des 10 meilleurs joueurs et de seulement 64 des cent meilleurs au classement, le premier tournoi de la saison ne réunit finalement qu'une poignée de joueurs Australiens et de joueurs Asiatiques. On peut alors se demander si la formule retenue n'arrive pas en bout de course.
Le commissaire délégué à la compétition, Tom Finchem, a beau se démener, il n'arrive plus à réunir autant de grands joueurs qu'au début de la saison 99: souvenez-vous, le Tigre avait remporté deux des trois premières manches, déja. Il faut dire qu'avec une première compétition en Australie, loin de tout (en tout cas, loin des US où se résident une bonne part des grands joueurs actuels), certains joueurs ne se sont pas sentis franchement motivés par les décalages horaires à moins d'une semaine du réveillon.
Il semble pourtant raisonnable, pour un championnat du monde, de disputer un certain nombre de match hors des Etats Unis. Lesquels, combien seront-ils, et à quelle distance le mot raisonnable fait-il allusion? Voilà certaines des réponses auquelles les organisateurs devront répondre au plus vite, sous peine de voir la fâcheuse participation de cette semaine se reproduire tout au long de l'année.