16 Février 2004
Une cour de justice américaine a récemment confirmé les droits de Rick Rush, artiste de 56 ans, réputé internationalement pour ses peintures d'événements sportifs, à commercialiser des lithographies représentant Tiger Woods. Le litige remonte à la victoire de Woods aux Masters en 1997. A cette époque, Rush avait représenté le champion américain sur trois poses différentes, portant au second plan le clubhouse du parcours d'Augusta. Egalement représentés sur ces lithographies, les portraits de golfeurs légendaires comme Sam Snead, Ben Hogan ou Arnold Palmer.
La société ETW Corp., qui s'occupe des droits d'image de Tiger Woods, avait porté l'affaire devant les tribunaux, estimant que les tableaux portaient atteinte aux lois fédérales sur le droit des marques, ETW détenant l'exclussivité des droits sur le nom, l'identité et la signature de Tiger Woods. La 6ème Cour d'Appel de Cleveland a estimé qu'un individu ne peut être comparé à une marque, et a débouté la société ETW.
"C'est une immense victoire pour la liberté d'expression", a déclaré Rush, "et pour le droit des peintres à représenter les sujets de leur choix." N'allez surtout pas croire que Rush tenait ici le rôle du gentil troublion face aux méchantes World Company. En effet, des sociétés telles Time, Inc., le New York Times et des organisations comme la Société Américaine de Photographie s'étaient associées pour prendre la défense de l'artiste. Les enjeux liés aux droits des images des sportifs internationaux valent bien la mobilisation de quelques géants de la communication.