24 Juillet 2006
Le numero mondial a conservé son titre, et remporté son 11e titre en tournoi du grand chelem. Et de quelle manière! Car c'est vraiment le grand, le très grand Tiger Woods, qu'on a vu jouer durant ces quatre journées. Celui capable des coups les plus fantastiques, comme cet eagle réalisé sur le trou No 14, un par 4. De là où il frappa, Woods ne pouvait pas voir le drapeau. Tout juste pouvait-il tenter d'éviter le vent comme il l'a lui-même expliqué. La clameur du public, alors qu'il s'approchait avec son caddie, Steve Williams, ne pouvait pas le tromper.
Celui capable de réaliser trois birdies sur les cinq derniers trous dimanche, pour une sorte de marche triomphale vers la victoire. Et un 11e titre de grand chelem à la clé. Avec un total de 270, soit 18 sous le par, sur le parcours de Hoylake.
Une carte de 65 vendredi lui permettait de prendre la tête, deux cartes de 71 et 67 les jours suivants lui permettaient de la conserver. Et de laisser la meute des poursuivants s'entre déchirer. Tel Sergio Garcia, qui fit illusion lors de la journée de samedi, avec une carte de 65 digne d'un éventuel successeur. l'espagnol, en proie à des problèmes avec son putting, ne ramenait pourtant qu'une carte de 73 pour le dernier tour, et finit en 5e position, à 7 coups de Woods. Ou Jim Furyk, qui grâce à une série de trois birdies sur les quatre derniers trous, ramène une 4e place à 6 coups. Ernie Els a également réalisé un score de 65 le second jour. Il aurait pu être plus menaçant, mais avec deux dernières cartes de 71, il finit en 3e position, à 5 coups. Ou encore Chris DiMarco, qui échoue de peu, lui aussi auteur d'un 65 vendredi, et qui termine en seconde position à 2 coups de Woods.
Cet édition de The Open s'est achevée dramatiquement, sur les sanglots de Woods dans les bras de son caddie, qui remporte son premier titre depuis le décès de son père, Earl Woods, en mai dernier. Agé de seulement 30 ans, Woods n'a pas pu contenir plus longtemps la charge émotionnelle accumulée pendant la compétition, et a dédié cette victoire à celui qui lui manque tant. Mais Woods n'est pas le seul joueur à pleurer un être cher. Chris DiMarco a perdu sa mère il y a seulement trois semaines, d'une crise cardiaque.
Enfin, Julien Guerrier, le jeune amateur français qui était le seul représentant national, n'a pas franchi le cut, avec deux cartes de 72 et 75. Il échoue à quatre coups seulement. Plus sureprenant, Vijay Singh et Colin Montgomerie ont également échoué vendredi, facilitant un peu plus la tâche d'un Tiger Woods impérial.