22 Avril 2005
Le virage pris par les deux circuits, américain et européen, semble bien être celui d'une internationalisation à outrance: mais la manière de procéder est bien différente. Alors que le circuit européen se jour désormais sur plusieurs continents - Europe, Asie, Afrique - le circuit américain se cantonne aux frontières des Etats Unis au sens large (Hawaii compris), et reste donc géographiquement localisé. Mais c'est au niveau de la participation que le changement le plus radical s'est opéré.
Contrairement à ce qui se passait il y a à peine trois ans, lorsque les résultats des tournois de l'USPGA ne comportaient que des joueurs américains aux premiers rangs du classement, 2004 a marqué l'avènement d'une domination "étrangère" sur ce circuit. Ainsi, sur les 16 tournois du circuit en 2005, six ont été remportés par des joueurs non américains: australiens, fidjiens ou irlandais se succèdent aux classements finaux. Le palmarès du dernier tournoi est éloquent: Peter Lonard, Darren Clarke, Thomas Levet ou Rod Pampling se classent dans les six premiers, et sont respectivement viennent qui d'Australie, qui du Royaume-Uni, qui de France. Mieux, 45 des 93 participants aux Masters étaient des "étrangers".
Signe des temps? Conséquence du lent déclin du golf outre-atlantique? Supériorité du golf "européen", à l'instar de la dernière Ryder Cup? Aucune de ces hypothèses ne semble concluante. Et si nombre de joueurs non américains inscrivent leur nom au palmarès de compétitions américaines, c'est toujours un américain - Tiger Woods - qui domine le golf mondial. Mais derrière, la concurrence fourbit ses armes, et peu de prétendants au titre suprême sont nés sur le sol des Etats-Unis. Affaire à suivre...