22 Mars 2005
Lorsque Vijay Singh succéda à Tiger Woods l'an dernier dernier, cela représentait une véritable consécration, le Graal, obtenu après de longues années de progression et de gains successifs. Le retour de Tiger Woods ne l'avait pourtant pas chagriné, car il s'était rendu compte, durant ces quelques semaines de règne, qu'il s'agit simplement d'un numéro. L'important, c'est les victoires, les titres.
Cette semaine, Vijay Singh n'a pas gagné. Arrivé second en raison d'un choix de club malencontreux, il fulminait contre lui-même dimanche dernier. Mais loin de lui l'idée de retrouver cette fameuse première place. Et pourtant, c'est ce qui vient d'arriver.
"L'important, c'est de gagner", rappelle souvent Tiger Woods. Lorsqu'on accumule les titres, il y a de fortes chances que le classement suive. Le classement tient en effet compte des résultats sur les deux dernières saisons. C'est ce qui s'est passé en 2004 pour Vijay Singh. C'est la raison pour laquelle cette première place retrouvée n'a qu'une faible valeur aux yeux du Fidjien. Et c'est aussi la raison pour laquelle le numéro un pourrait bien être un troisième larron dès dimanche prochain, un larron du nom de Ernie Els, par exemple.
Le passage à vide qu'a connu Tiger Woods en 2004 - le manque de victoires - est en effet la raison principale pour laquelle de plus en plus de joueurs peuvent prétendre accéder à ce titre de numéro un mondial. Des joueurs comme Phil Mickelson ou Retief Goosen pourraient même s'en emparer, s'ils arrivaient à un peu plus de régularité dans leur classement, et décochaient quelques titres cette année.
Au-delà de cette fameuse première place, rappelons que les 50 premiers places offrent qualification pour les tournois majeurs. Mais la suprématie de Woods de 1997 à 2004 a quelque peu laissé dans l'ombre le combat de titans qui se joue en milieu de classement.
Dernier rappel: en 1997, quatre joueurs ont partagé cette première place à différentes périodes de l'année: Greg Norman pour commencer, puis Tom Lehman, Ernie Els, et pour finit Tiger Woods. Gageons que l'année 2005 offrira un spectacle au moins aussi varié.