18 Juin 2007
Malgré sa seconde place, Tiger Woods accroît son avance au classement mondial. Jim Furyk progresse également, profitant de la blessure de Mickelson, qui l'a empêché de franchir le cut à l'US Open. Tiger Woods compte désormais 20,09 points, alors que Mickelson en est à 8,90 points tandis que Furyk possède 8,45 points.
Ce dernier US Open amène cependant à deux constatation. D'une part, Tiger Woods semble avoir une faille majeure: il n'arrive pas à remporter de majeurs dont il ne prendrait pas le départ en tête du classement. Les statistiques sont éloquentes. Cette situation s'est déja produit 29 fois. Remarquez, ce chiffre là est en lui-même prodigieux. Avec douze titres majeurs à son actif, il a remporté près d'un majeur sur trois auquel il a participé. Oui, mais à chaque fois, il avait pris le lead au soir du troisième tour. Pareille aventure s'est produite lors des Masters, lors desquels Zach Johnson l'avait emporté. Et c'est ce qui s'est passé hier. Qu'a-t-il manqué au Tigre? Presque rien. Un birdy aurait suffi. Cabrera en a réalisé cinq, Furyk quatre. Woods n'en a réalisé qu'un. Finalement c'est peut-être cela, la faille dans le jeu de ce grand champion...
La deuxième constatation, c'est qu'il vaut mieux ne pas avoir à partager la dernière partie de Woods. Autrement dit, le leader au départ du 4e tour a souvent du mal à l'emporter quand Woods se trouve juste derrière. Et etrangement, ce n'est pas parce que le Tigre arrive à l'emporter (cf. le paragraphe précédent). C'est en général un troisième larron qui profite de la situation. Stuart Appleby, leader dimanche aux Masters, a rendu une carte de 75, au profit de Johnson. Et Aaron Baddeley, leader dimanche matin à l'US Open, a rendu une carte de 80, laissant la voie libre à Cabrera. Peut-être est-ce la pression de jouer en compagnie d'un tel champion? Peut-être est-ce la pression du public? Des medias?
Bref, la règle qu'on peut en tirer est: si Woods pointe à la seconde place, mieux vaut finir 3e ou 4e samedi soir...