15 Juin 2005
L'espagnol Sergio Garcia a fait parler la poudre, dimanche dernier, sur le parcours de Potomac, ramenant une dernière carte de 65 pour s'emparer de la victoire face à ses suivants immédiats. Il n'en fallait pas moins pour se défaire de ses poursuivants. Avec un total de 270, il devance de deux coups la brochette de seconds, qui comprend les américains Davis Love III et Ben Crane ainsi que l'australien Adam Scott.
Au total, Garcia s'est permis d'égaliser le record du parcours, alors que le leader Tom Kite sombrait dans les profondeurs du classement avec une dernière carte de 74, qui le propulsait à la 13e place. Agé de 25 ans, l'éternel espoir du golf espagnol a dû patienter de longs mois avant de s'emparer de son premier titre cette saison. Il s'en est fallu de peu, alors qu'il accumulait les bogeys sur les neuf derniers trous. Pour ce sixième titre sur le circuit américain, Sergio Garcia se permet de reléguer au second plan certains des meilleurs joueurs du moment, tels Ernie Els, qui se contente d'une 7e place avec un total de 276, ou encore Phil Mickelson et Vijay Singh, arrivés loin derrière à la 29e place (279).
Ces divers petits soucis - n'oublions pas le cut manqué récemment par Singh au mémorial - contribuent à raffermir la position de favori que Woods tiendra lors du prochain US Open, qui se déroulera sur le parcours de Pinehurst. L'ancien numéro mondial sera sans doute encore plus motivé dans sa nouvelle tentative de Grand Chelem. Il s'est en tout cas déclaré en grande forme, voire en meilleure forme que pour les Masters, qu'il avait remportés en Avril dernier.
Notons que deux jours représenteront le camp français lors de ce prochain US Open. Thomas Levet, qui n'avait pas passé le cut l'an passé, et le surprenant Pierre-Henri Soero. Étudiant à Hawaii, ce jeune joueur né en Nouvelle Calédonie en 1983, avait passé avec succès les qualifications pour cet illustre tournoi, en remportant sur le parcours de Kaanapali à Lahania (Hawaii) l'une des épreuves qualificatives. Tous nos voeux de réussite t'accompagnent, Pierre-Henri!