27 Avril 2009
Mais plus que la victoire de Cabrera, cette édition des Masters marquera les esprits comme la défaite d'un homme, Kenny Perry. Et non celle de Tiger Woods ou de Phil Mickelson. On attendait une furieuse bagarre entre les deux champions, on assista plutôt à celle que se livrèrent Angel Cabrera, Chad Campbell et Kenny Perry. Certes, Woods et Mickelson tentèrent vaillamment de revenir au score lors de la dernière journée, mais ils ne furent jamais en mesure de s'imposer.
En revanche, le bras de fer engagé entre l'argentin et ses deux adversaires américains fut des plus spectaculaires. Et tourna à l'avantage de Kenny Perry, qui au terme d'une journée magnifique, se retrouvait avec deux coups d'avance à deux trous de la fin, sur un score de -14, le meilleur depuis le -18 réalisé par Tiger Woods en 1997. Et pas un bogey depuis la veille. Des conditions idéales pour enfiler une veste verte, et devenir à 48 ans le plus vieux vainqueur d'un Masters.
C'est ce que croyaient la majeure partie des spectateurs. Mais voilà, Kenny Perry a craqué. Deux bogeys plus moin, et il se retrouvait en playoff contre Campbell et Cabrera. Un bogey de plus, et c'est Angel Cabrera qui recevait les honneurs.
Kenny Perry ne faisait certes pas mauvaise figure en conférence de presse. "Si c'est la pire chose qui doive m'arriver dans la vie, alors j'ai eu une vie magnifique", a-t-il déclaré laconique. Joueur très apprécié aux Etats-Unis, qui a consacré sa vie à sa famille et à ses valeurs plutôt qu'au sport, il est connu pour faire don de 5&percent; de ses gains à une école privée religieuse.
Pour Angel Cabrera, c'est la consécration, avec un deuxième titre majeur, après sa victoire à l'US Open en 2007. Il devient également le vainqueur des Masters au rang le plus faible (Cabrera est classé 69e mondial).