11 Juillet 2007
Retour sur la dernière édition du AT&T National, dont Tiger Woods fut l'organisateur.
"Si jamais vous passez dans le coin, je me ferais un plaisir de vous faire visiter le Département d'Etat" (le ministère des affaires étrangères aux Etats-Unis). Devinez qui a posé cette question à Phil Mickelson, peu avant une prestation en demi-teinte, Mickelson n'ayant pas réussi à franchir le cut? Il s'agit de Condoleezza Rice en personne. La Secrétaire d'Etat s'est en effet mise au golf il y a quelques années, et a passé quelques heures à Bethesda.
Cet exemple, comme beaucoup d'autres, illustre l'excellente ambiance dans laquelle s'est déroulé cette compétition organisée à Washington D.C., à proximité des lieux les plus symboliques du pouvoir américain. La Maison Blanche et Le Capitole, où siègent le Sénat et le Congrès, ne sont qu'à une demi-heure en voiture...
Construit sur le modèle du Memorial, associé à Jack Nicklaus, et de l'Arnold Palmer Invitational, qui se déroule chaque année à Orlando, ce "Tiger Woods Invitational" a enthousiasmé les foules, et réussi à mobiliser les habitants de la capitale américaine autour d'un formidable événement golfique, le surlendemain de la fête nationale américaine, le 4 juillet. Tiger Woods et Tim Finchem ont assurément remporté leur audacieux pari.
Mieux, les organisateurs ont réussi à associer l'image de cette compétition non seulement au formidable champion qu'est Tiger Woods, mais aussi à l'idéal américain en temps que tel, ainsi qu'en témoigne la distribution de 5000 tickets d'entrée gratuits à des membres des forces armées américaines en situation d'activité. Une occasion de rappeler la mémoire du père du Tigre, Earl Woods, ancien bérêt vert, emporté l'an passé par un cancer.
Cerise sur le gâteau, l'arrivée de la jeune Sam Alexis Woods quelques jours avant le début de la compétition a focalisé l'attention des medias sur Woods, sa famille, son tournoi. Chapeau, monsieur Woods!